Chance · 6 min de lecture
Par Antoine de Saint-Christophe · mis à jour le 9 octobre 2026
L'homme du petit train suisse : le livre oublié qui a changé la vie d'Antoine
Une journée de soleil au bord du lac de Brienz. Un petit train de montagne. Un inconnu à l'allure étrange, une grosse médaille sur la poitrine, qui offre un livre et disparaît. Le livre finira sous le pied d'une vieille armoire, à la cave. Il faudra une émission de télévision, trois ans plus tard, et une question toute simple, pour que tout commence.
Voilà comment ma vie a été transformée. C'est tout simple, il ne suffit que d'un instant.
Antoine de Saint-Christophe
Chaque grande histoire a son point de départ. Celle d'Antoine de Saint-Christophe, il l'a racontée lui-même, à la fin de son manuel, dans un chapitre intitulé simplement « À propos de l'auteur ». Une histoire si étrange qu'on a du mal à croire qu'elle est vraie. Et pourtant, tout ce que vous lisez sur ce site en découle.
Une journée de soleil au bord du lac de Brienz
C'est une magnifique journée ensoleillée, en Suisse, au bord du lac de Brienz, au cœur de l'Oberland bernois. Antoine et sa compagne décident de faire une excursion en montagne, à bord du petit train à crémaillère qui grimpe jusqu'au sommet du Rothorn.


Arrivés en haut, le point de vue est féerique. Le lac turquoise en contrebas, les sommets enneigés tout autour.
Et c'est alors qu'un homme les aborde.
L'homme qui venait de beaucoup plus loin
Un homme à l'allure étrange, qui leur dit simplement :
« Quel beau panorama, n'est-ce pas ? »
Antoine répond que oui, c'est magnifique. Il lui demande s'il est Français.
« Non. Je viens de beaucoup plus loin. »
Puis l'inconnu tend un livre. « Tenez, je vous l'offre, parce que vous m'êtes très sympathique, et j'ai l'impression de vous avoir déjà rencontré ailleurs. »
La compagne d'Antoine le regarde, interloquée. Antoine, poli, propose : « Comme vous venez de si loin, vous devez avoir soif ? Je vous offre une bière ! »
« C'est bien gentil, mais je dois partir. »
Et l'homme disparaît aussitôt. Si vite, et si complètement, qu'Antoine et sa compagne se sont toujours demandé par où il était passé.
Sur le chemin du retour, sa compagne lui avoue qu'elle avait la chair de poule. « Il ne ressemblait ni à un homme, ni à une femme. Je n'ai jamais vu quelqu'un comme ça. Et sa grosse médaille, je ne suis pas près de l'oublier… »
Le livre sous l'armoire
De retour en Belgique, le livre est rangé. Ni Antoine ni sa compagne ne le lisent.
Mieux : il finit à la cave, sous le pied d'une vieille armoire bancale, pour la caler. Il y reste des années, à prendre l'humidité.
Trois ans plus tard, à la télévision
Trois ans passent. Un soir, la compagne d'Antoine regarde la télévision. Soudain, elle crie :
« Mon chéri, viens vite, regarde ! C'est lui ! L'homme du petit train ! Incroyable, il n'a pas changé ! Et toujours avec la même médaille… »
Elle se souvient du livre. « Où l'as-tu mis ? »
Antoine descend à la cave. Le livre est là, sous le pied de l'armoire, en piteux état. Sa compagne décide d'en photocopier ce qui en reste. L'auteur et le titre sont à peine lisibles. On finit par déchiffrer :
Otto Brock. Kein Zufall fürs Glück.
Pas de hasard pour la chance.
Des équations incompréhensibles
Antoine parcourt les photocopies. Des équations mathématiques, des notions inextricables, une langue difficile. Franchement, se dit-il, ce « messager » a dû le confondre avec quelqu'un d'autre. Il doit avoir un sosie quelque part.
Ils décident de jeter les photocopies. Ils ne gardent que quelques feuilles en français, à titre de souvenir.
L'histoire aurait pu s'arrêter là.
Le petit Hubert et Lloret de Mar
Quelques mois plus tard, Antoine bêche le jardin d'un vieil homme qu'il appelle affectueusement le petit Hubert. Ils parlent de tout et de rien. Et le petit Hubert lui raconte, ravi, qu'il a enfin rencontré une dame. À Lloret de Mar, en Espagne. Et justement le jour de son anniversaire. À quatre-vingts ans !

Antoine raconte l'anecdote à sa compagne en rentrant. Elle sursaute, file dans l'arrière-cuisine, revient avec les quelques feuilles en français qu'ils avaient gardées, et lit à voix haute.
Pour une surprise, ce fut une surprise.
Le texte posait une question :
Où étiez-vous le jour de votre anniversaire ?
Otto Brock
« Chez moi ! » répond-on spontanément. « Et c'est où, chez vous ? »
Et voilà que l'histoire commence.
Toujours les mêmes qui ont de la chance
Ce que révélaient ces quelques pages, c'était le secret qu'Antoine allait étudier toute sa vie : le lieu où l'on se trouve au moment précis de son anniversaire donne le ton de toute l'année qui suit.
Ce sont toujours les mêmes qui ont la chance. Oui, mais ce sont toujours les mêmes qui se trouvent là où il faut, quand il faut.
Antoine de Saint-Christophe
Antoine donnait cet exemple, tiré de la vie. Deux sœurs vivent dans la même maison, mangent les mêmes repas dans les mêmes plats, fréquentent les mêmes amis. L'une a toutes les chances, l'autre se plaint que rien ne lui réussit. C'est injuste ? Oui. Mais où était chacune le jour de son anniversaire ? Les deux répondent : « Chez nous. » Et c'est justement là que l'histoire commence.
Cette technique du déplacement le jour de l'anniversaire, écrivait-il, n'était réservée qu'aux grands de ce monde. Le secret fut jalousement gardé, et on comprend pourquoi.
C'est elle qu'il a ensuite perfectionnée pendant des années, et qu'il appelle aujourd'hui le séjour anniversaire. Lire : le séjour anniversaire.
Grâce à Otto Brock
Antoine s'est mis, comme le petit Hubert, à suivre les techniques d'Otto Brock. Et il a raconté ce qui avait changé dans sa vie, avec une franchise qui fait sourire.
Grâce à Otto Brock, écrivait-il, il n'allait plus bêcher chez le petit Hubert, ni repeindre les treillis chez son cousin Henri, ni tapisser les cages d'escalier chez ses vieilles tantes. Il vivait dans une belle maison, avait une belle voiture, et tout le monde était gentil avec lui. Il avait pu offrir à sa compagne de beaux bijoux, de beaux vêtements, et de beaux voyages en avion.
Et il résumait la méthode en une phrase :
Il suffit de se déplacer une fois l'an, et de porter une médaille. Les grandes trouvailles sont toujours très simples.
Antoine de Saint-Christophe
Se déplacer une fois l'an : c'est le séjour anniversaire. Porter une médaille : c'est l'autre héritage d'Otto Brock, la médaille à la couronne énergétique, qui deviendra la Porte des Étoiles. Une médaille comme celle, peut-être, que l'homme du petit train portait sur sa poitrine.
La leçon du petit train
Antoine terminait son récit par un conseil qu'il adressait à chacun de ses lecteurs.
Si un jour quelqu'un vous offre un livre, ne faites pas comme moi : lisez-le avant de l'archiver. Vous gagnerez du temps. Le temps perdu ne se récupère jamais.
Antoine de Saint-Christophe
Et c'est peut-être pour cela qu'il a passé le reste de sa vie à transmettre. Il avait reçu un savoir d'un inconnu, sans rien demander. Il le donne à son tour. Toute l'œuvre que vous découvrez sur ce site, de Fortuna Major aux lieux de chance, est née ce jour-là, au sommet d'un petit train suisse.
Découvrir toute l'histoire d'Antoine
Questions fréquentes
Qui était l'homme du petit train ?
Un inconnu rencontré par Antoine au sommet du Rothorn, au-dessus du lac de Brienz, en Suisse. Il lui remit un livre qu'Antoine rangea sans le lire, et qu'il retrouva des années plus tard.
Quel secret contenaient ces pages ?
Le lieu où l'on se trouve au moment précis de son anniversaire donne le ton de toute l'année qui suit. C'est la méthode d'Otto Brock, qu'Antoine a étudiée toute sa vie.
Comment appliquer cette leçon ?
En choisissant où passer son prochain anniversaire. Antoine l'explique en détail dans le séjour anniversaire.


