Pentacles & talismans

Fortuna Major : la figure de la Grande Fortune, des sables d'Arabie au logo d'Alchimixe

Deux points, deux points, un point, un point. Six petits ronds qu'on traçait jadis du doigt dans le sable du désert. C'est la plus heureuse des seize figures de la géomancie, celle que les Arabes appelaient « la victoire qui entre ». Et c'est le signe que vous voyez en haut de cette page.

Médaille gravée de l'inscription de Cluny et de trois figures

Regardez en haut de cette page, à gauche, juste avant le mot ALCHIMIXE.

Six petits ronds dorés. Deux en haut, côte à côte. Deux en dessous. Puis un seul. Puis un seul encore.

Ce n'est pas un dessin choisi au hasard par un graphiste. C'est une figure vieille de plus de mille ans. Elle s'appelle Fortuna Major, la Grande Fortune. Et toute l'œuvre d'Antoine de Saint-Christophe tourne autour d'elle.

La science du sable

Il faut remonter loin. Dans les déserts d'Arabie et d'Afrique du Nord, bien avant notre ère moderne, des devins pratiquaient un art qu'on appelait en arabe 'ilm al-raml : la science du sable.

Le devin s'asseyait, lissait le sable devant lui, se concentrait sur la question posée, puis traçait du doigt, sans compter, quatre lignes de petits points. Il comptait ensuite chaque ligne : un nombre impair donnait un point, un nombre pair donnait deux points. Quatre lignes, quatre réponses, une figure.

Il n'existe que seize figures possibles. Seize combinaisons de points simples et de points doubles. Chacune a son nom, son astre, son caractère. Certaines annoncent la prison, d'autres la route, d'autres la joie. Une seule est appelée la Grande Fortune.

Au XIIe siècle, des savants traduisent en latin les traités arabes de géomancie. L'art traverse la Méditerranée, gagne l'Espagne, l'Italie, la France. Les érudits de la Renaissance, Agrippa, Robert Fludd, le pratiquent et le commentent. On ne trace plus les points dans le sable, mais sur le papier, avec une plume. Les figures, elles, n'ont pas changé.

La victoire qui entre

Fortuna Major se compose de la succession deux, deux, un, un. Antoine en rappelle les noms arabes : Es-Saâda, « la victoire entrante », et Al Ahasdi, « le lion ». C'est une figure gouvernée par le Soleil, liée au signe du Lion, une figure de feu et de terre.

Son dessin, écrit Antoine, rappelle celui d'une coupe : large en haut pour recevoir, étroite en bas pour garder. C'est une figure qui accueille et qui retient.

La plus heureuse de toutes les figures. Bonheur, réussite dans tous les domaines.

Antoine de Saint-Christophe

Ce qu'elle annonce

Antoine décrit Fortuna Major comme une figure extrêmement bénéfique, à tous points de vue.

En amour, elle apporte une parfaite entente dans le couple, ou une rencontre riche et heureuse. Elle signifie toujours l'engagement et la confiance entre les conjoints.

Dans le travail, c'est le moment d'entreprendre, car toutes les chances sont de votre côté. Fortuna Major signifie aussi que vous allez récolter les fruits de votre labeur.

En général, Antoine aligne les mots comme on égrène un chapelet : réussite, succès, récompenses, satisfaction des désirs, réalisation des projets, argent, gains importants, promotions, accords lucratifs, rencontres bénéfiques, chance, opportunités à saisir.

Autant de yin que de yang

Pourquoi Fortuna Major plutôt qu'une autre ? Parce qu'elle possède une propriété unique aux yeux d'Antoine : elle est parfaitement équilibrante.

Elle compte deux lignes de points doubles et deux lignes de points simples. Autant de pair que d'impair. Autant de yin que de yang. Et le yin est placé au-dessus du yang. Pour Antoine, aucune autre figure ne donne un tel équilibre entre le ciel et la terre. C'est la signature graphique parfaite.

Voilà pourquoi il l'a choisie comme emblème. Voilà pourquoi elle est en haut de chaque page de ce site.

De la ligne droite au cercle

Plusieurs chercheurs ont utilisé Fortuna Major avec succès, mais toujours à plat, en ligne droite. Le plus célèbre est le docteur Francis Frandeau de Marly, qui dépose en 1984 le brevet d'un pendentif cosmo-magnétique intégrant un sélecteur Fortuna Major.

Antoine est allé plus loin. Il affirme qu'une Fortuna Major courbée sur un cercle ouvre un spectre d'action beaucoup plus étendu, et jusqu'ici insoupçonné. La courbure fait apparaître deux propriétés qu'une figure à plat ne possède pas : la polarité, et ce qu'il appelle le lien.

Il l'applique à trois niveaux, comme on monte trois marches.

Premier niveau : l'unité

Une seule Fortuna Major de 9 millimètres courbée sur un cercle de 54 millimètres. Et 54 divisé par 9 donne 6, exactement le nombre de points de la figure. Antoine parle d'un maillon de régulation : la figure s'inscrit parfaitement dans son cercle.

Deuxième niveau : la polarité

Deux Fortuna Major inscrites en yin et yang sur le même cercle. Deux fois six éléments : 12, et 1 + 2 = 3. Le 3 est le chiffre du Soleil et de l'or. C'est, dit Antoine, la synthèse qui naît de la thèse et de l'antithèse, le point d'équilibre entre la droite et la gauche, le présent entre le passé et l'avenir.

Deux Fortuna Major permettent ainsi de transmettre une énergie par un principe en équilibre. Ne dit-on pas que la chance attire la chance ?

Troisième niveau : le lien

Trois Fortuna Major sur le même cercle. Trois fois six : 18, et 1 + 8 = 9. Le 9 est le chiffre de la Lune et de l'argent. Et le chiffre de la réalisation.

La troisième figure, écrit Antoine, efface la prédominance d'un métal au profit de celle de la pierre, quelle que soit l'orientation. Les trois figures forment une couronne énergétique. La même que celle qu'utilisait Otto Brock sur sa médaille légendaire.

NiveauFiguresÉlémentsRéductionAstreMétal
Unité166——
Polarité2123SoleilOr
Lien3189LuneArgent
Une médaille de l'atelier : trois cercles reliés en triangle, et autour, l'inscription de Cluny.
Une médaille de l'atelier : trois cercles reliés en triangle, et autour, l'inscription de Cluny.

L'octave de Cluny

Otto Brock connaissait ce principe de la couronne. Pour l'exprimer, il avait choisi une phrase latine gravée sur l'un des chapiteaux de l'abbaye de Cluny, en Bourgogne, le plus grand monastère de la chrétienté médiévale. Ces chapiteaux du chœur représentent les tons de la musique, et l'un d'eux porte cette inscription :

Octavus sanctos omnes docet esse beatos. L'octave sainte nous apprend à tous la joie de vivre.

Chapiteau de l'abbaye de Cluny

Antoine la traduit aussi d'une autre façon, plus mystérieuse : « Bienheureux ceux qui utiliseront l'octave. » L'octave, c'est la même note, une fois plus haut. Le même son, élevé. Pour Antoine, c'est exactement ce que fait la couronne de trois Fortuna Major : elle élève.

Vous la voyez gravée sur la médaille ci-dessus, autour des trois cercles.

Où la trouver aujourd'hui

Fortuna Major est partout dans l'atelier d'Antoine :

Fortuna Major renferme encore bien des secrets aux applications multiples, dans le domaine du bien-être en général et dans le domaine de la chance en particulier.

Antoine de Saint-Christophe

Votre exercice

Prenez une feuille blanche. Tracez, sans vous presser, deux points côte à côte. En dessous, deux autres. Puis un seul. Puis un seul encore.

Vous venez de dessiner la Grande Fortune, exactement comme le faisaient les devins du désert il y a mille ans. Gardez cette feuille sur votre bureau, ou glissez-la dans votre portefeuille. C'est le plus simple de tous les talismans.

Vous voulez que Fortuna Major accompagne votre souhait ? Écrivez à Antoine : il vous dira sur quel support la porter, avec votre carré personnel.
Antoine de Saint-Christophe

Avec Antoine

Votre chance commence par un message.

Racontez votre souhait à Antoine. Il vous répond et vous dit par où commencer.

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