Pentacles & talismans

La bague atlante : le secret de l'homme que la malédiction de Toutankhamon n'a jamais touché

Dix-sept morts, disait la légende. Un seul homme épargné : Howard Carter, celui qui avait ouvert le tombeau. Une bague de grès d'Assouan, des rainures gravées selon un ordre que personne n'a jamais modifié, un château breton qui la garde encore. Voici l'histoire de l'objet qu'Otto Brock appelait « l'arme absolue contre le mauvais sort ».

Howard Carter penché sur le sarcophage de Toutankhamon, photographie de Harry Burton

La mort touchera de ses ailes celui qui dérangera dans son éternité le pharaon qui repose en ce lieu.

Inscription attribuée à la porte du tombeau de Toutankhamon
La bague atlante telle que la dessinait la notice d'origine : un triangle pointé d'un cercle, trois petits carreaux, des rainures parallèles.
La bague atlante telle que la dessinait la notice d'origine : un triangle pointé d'un cercle, trois petits carreaux, des rainures parallèles.

C'est par cette phrase que s'ouvre la vieille notice de la bague atlante, celle qu'Antoine de Saint-Christophe a conservée dans ses archives. Une phrase que toute la presse du monde a recopiée dans les années 1920. Une phrase qui a fait trembler des générations de lecteurs.

Et c'est là que commence notre histoire.

Trente-cinq siècles de silence

Imaginez la Vallée des Rois, sur la rive ouest du Nil, face à Louxor. Une montagne de calcaire brûlée de soleil, en forme de pyramide naturelle. Sous elle, creusés dans la roche, les tombeaux des pharaons du Nouvel Empire.

Il y a plus de trois mille ans, un dernier prêtre y prononce sa dernière prière. Les portes du tombeau d'un jeune roi sont scellées. La flamme de la torche s'éteint devant Anubis, le dieu à tête de chacal, gardien des morts. Et pendant trente-cinq siècles, rien, absolument rien, ne trouble le repos de Toutankhamon, Seigneur des Deux Terres, fils de Râ.

Les pilleurs de tombes, qui ont vidé presque tous les tombeaux de la vallée, passent à côté du sien sans le voir.

Puis vient le XXe siècle.

La lueur d'une bougie

En novembre 1922, après des années de fouilles infructueuses, l'archéologue anglais Howard Carter découvre une marche taillée dans le roc. Puis seize marches. Puis une porte scellée, intacte. Son mécène, lord Carnarvon, accourt d'Angleterre.

Carter perce un petit trou dans la porte et approche une bougie. Derrière lui, Carnarvon s'impatiente : « Voyez-vous quelque chose ? » Et Carter, ébloui, répond par ces mots restés célèbres : « Oui, des choses merveilleuses. »

De l'or. De l'or partout. Des statues, des chars, des lits funéraires, des coffres. Et au cœur du tombeau, le caveau royal. En février 1924, on soulève enfin le couvercle du sarcophage. À l'intérieur, emboîtés comme des poupées russes, des cercueils somptueux. Le dernier est en or massif. Il pèse plus de cent dix kilos. Sur le couvercle, des déesses étendent leurs ailes pour protéger le roi endormi.

Howard Carter ouvre les portes des chapelles dorées qui protégeaient le sarcophage. Photographie de Harry Burton, domaine public.
Howard Carter ouvre les portes des chapelles dorées qui protégeaient le sarcophage. Photographie de Harry Burton, domaine public.

La notice d'Antoine le dit avec des mots d'une grande beauté : c'était une saisissante apparition, dans le doux rayonnement de l'or, dans l'ombre à peine éclairée par la lueur des chandelles, que celle de l'Osiris-roi dans sa prodigieuse majesté. Quel étrange spectacle que celui des dieux de l'autre monde souhaitant la bienvenue, non pas aux intrus du XXe siècle, mais au roi lui-même.

La malédiction

Et puis, les morts commencent.

Le premier, c'est lord Carnarvon lui-même. Au printemps 1923, quelques mois à peine après l'ouverture du tombeau, il tombe malade au Caire et meurt. La légende raconte qu'au moment précis de sa mort, toutes les lumières de la ville s'éteignent. Et qu'en Angleterre, au même instant, sa chienne pousse un hurlement et meurt à son tour.

Howard Carter, lord Carnarvon et sa fille, lady Evelyn Herbert, devant le tombeau en 1922. Photographie de Harry Burton, domaine public.
Howard Carter, lord Carnarvon et sa fille, lady Evelyn Herbert, devant le tombeau en 1922. Photographie de Harry Burton, domaine public.

Les journaux s'emparent de l'affaire. On parle à voix basse, dans toute la plaine thébaine, de la malédiction du pharaon.

Chaque nouveau décès dans l'entourage de l'expédition fait la une. Le demi-frère de Carnarvon, le colonel Aubrey Herbert. Le secrétaire de Howard Carter. Arthur Mace, l'archéologue qui avait aidé à percer le mur de la chambre funéraire. Archibald Douglas Reid, le radiologue qui avait passé la momie aux rayons X. La notice d'Antoine, qui reprend les chroniques de l'époque, aligne les noms jusqu'au vertige : dix-sept savants, en tout, emportés par la malédiction.

Comment l'expliquer ? Les hypothèses de l'époque ne manquent pas. Des poisons, que les prêtres égyptiens auraient déposés sur les pierres de la chambre mortuaire et qui garderaient leur efficacité dans le climat sec de l'Égypte. Des champignons microscopiques, endormis depuis des millénaires. Certains vont jusqu'à imaginer que les Égyptiens auraient connu des substances aux rayons invisibles.

Mais une question, surtout, intrigue tout le monde.

Le seul survivant

Si le tombeau était maudit, pourquoi l'homme qui l'avait ouvert, celui qui y avait passé dix ans de sa vie, qui avait touché chaque objet, qui avait regardé le roi en face, pourquoi celui-là n'a-t-il jamais été touché ?

Howard Carter vécut encore de longues années après la découverte. Il s'éteignit à Londres en 1939, à soixante-quatre ans, d'une mort parfaitement naturelle. Seize ans après la mort de Carnarvon. Seize ans de « malédiction » qui ne l'ont jamais atteint.

Le cercueil intérieur de Toutankhamon, en or massif, aujourd'hui au musée du Caire. Photo Jon Bodsworth, libre de droits.
Le cercueil intérieur de Toutankhamon, en or massif, aujourd'hui au musée du Caire. Photo Jon Bodsworth, libre de droits.

La vieille notice d'Antoine donne sa réponse, et elle la donne sans détour :

La bague atlante est le secret de l'immunité de Howard Carter, seul survivant après des recherches dans les pyramides.

Notice de la bague atlante, archives d'Antoine de Saint-Christophe
La notice d'origine de la bague atlante, telle qu'Antoine l'a conservée dans ses archives.
La notice d'origine de la bague atlante, telle qu'Antoine l'a conservée dans ses archives.

Une bague venue de la Vallée des Rois

Quelle est donc cette bague ?

Selon la tradition rapportée par la notice, le modèle authentique fut rapporté de la Vallée des Rois vers 1860 par un égyptologue français, le marquis d'Agrain, au cours de ses fouilles. Elle est taillée dans le grès d'Assouan, cette pierre brun rosé dans laquelle les Égyptiens ont sculpté obélisques et colosses. Elle aurait plusieurs milliers d'années.

Ce qui frappe, quand on la regarde, ce n'est pas sa matière. Ce sont ses gravures. Des figurines géométriques parfaitement lisibles, alignées selon un ordre précis : un triangle pointé d'un petit cercle, une série de rainures parallèles, une colonne de petits carreaux, une ligne qui se termine elle aussi par un cercle. La notice parle d'un ordre et d'une nécessité ésotérique « sans conteste ».

La tradition va plus loin encore. Elle affirme que la bague fut façonnée par les Atlantes, ce peuple légendaire dont les Égyptiens se seraient voulus les héritiers. D'où son nom. Et elle raconte qu'un grand prêtre s'en servait comme d'un relais entre les prêtres des pharaons, gardiens des secrets d'un monde englouti.

Légende ? Bien sûr. Mais c'est une légende qui a traversé le siècle, et qui a fini par trouver refuge dans un château breton.

Le château de Carivan

L'original de la bague atlante est conservé par la famille héritière du comte André de Bélizal, au château de Carivan, près de Saint-Brieuc, en Bretagne.

Bélizal, c'est le père de la radiesthésie moderne, l'inventeur de la célèbre pile radiesthésique. C'est lui qui, avec Léon Chaumery puis Pierre-André Morel, a fondé ce qu'il appelait la physique micro-vibratoire : l'étude des forces invisibles émises par les formes.

Le château de Carivan, en Bretagne, où la famille de Bélizal conserve la bague. Photo Lequien-Ravalec, Archives départementales des Côtes-d'Armor, Licence Ouverte.
Le château de Carivan, en Bretagne, où la famille de Bélizal conserve la bague. Photo Lequien-Ravalec, Archives départementales des Côtes-d'Armor, Licence Ouverte.

C'est à Carivan que l'écrivain Roger de Lafforest, l'auteur des Lois de la chance, a pu voir la bague et la toucher. Il l'a décrite dans un livre qui a fait date, Ces maisons qui tuent. Et c'est par lui que sa réputation s'est répandue dans tout le monde francophone.

Antoine l'a résumé d'une formule : la bague atlante est le lieu et la formule d'un des miracles les plus étonnants de la physique micro-vibratoire, où les effets de forme sont les agents invisibles.

Ni talisman, ni fétiche : une forme

C'est le point le plus étonnant de toute l'histoire, et la notice y insiste avec force.

La bague atlante ne tire son pouvoir ni de sa matière, ni d'une charge magnétique, ni d'une consécration religieuse ou magique. Elle n'est ni un pentacle personnalisé, ni un talisman aimanté, ni un fétiche. Elle n'a rien de commun avec les porte-bonheur de la superstition populaire.

Son secret est ailleurs. Il est dans sa forme. Dans les proportions de l'anneau, dans l'angle du triangle, dans l'écartement des rainures. C'est exactement ce que Bélizal enseignait : une forme précise, comme une antenne précise, capte et émet une onde précise. Changez la forme, vous changez l'onde. Voilà pourquoi, dit la notice, la fabrication de la bague obéit à des normes qui ne peuvent être modifiées en aucun cas.

Antoine a ajouté une observation tirée de ses propres travaux sur les carrés magiques : une bague atlante sans rainures se charge trop vite et sature. Les rainures servent de séparateurs. C'est la structure qui fait tout. Il retrouve exactement la même loi dans les carrés magiques en grille, dont les séparateurs empêchent la saturation.

Lire : ondes de forme ou effets de forme ?

L'arme absolue d'Otto Brock

Parmi tous ceux qui ont porté la bague atlante, il y en a un qu'Antoine cite plus que tous les autres : Otto Brock, le joueur légendaire, le maître de la cosmobiologie, l'homme qui fréquentait les casinos d'Europe avec une panoplie d'objets que personne d'autre ne connaissait.

Otto Brock vantait sa bague atlante comme l'arme absolue contre le mauvais sort.

Il ne se séparait jamais non plus d'un autre objet, le phi ouvert, mis au point par son ami Roger de Lafforest. Un générateur fondé sur le nombre d'or : 1,618. Le seul nombre de l'univers qui, multiplié par lui-même, donne le même résultat que si on lui ajoutait 1. Le mathématicien Matila Ghyka l'appelait un « invariant cosmique ».

De la rencontre entre la forme atlante et la forme phi est née, en 1992, une nouvelle génération de générateurs, les phitrons, mis au point par le cosmobiologiste Hans Heinrich Heckmann et financés par Otto Brock.

Bélizal qui la garde, Lafforest qui la décrit, Brock qui la porte, Antoine qui reprend leurs travaux à Herstal : la bague atlante relie tous les grands noms de cette histoire.

Ce que la bague protège

La notice décrit la bague comme un barrage : une barrière qui neutralise tout ce qui viendrait perturber l'ambiance vibratoire, l'équilibre intérieur d'une personne. Les influences hostiles. Les mauvais sorts. Les maléfices et les envoûtements de toutes natures.

Elle distingue trois moments où la porter.

Dans les démarches importantes. Un rendez-vous décisif, une négociation, une visite délicate, ou une rencontre avec des personnes dont les intentions ne sont pas toujours bienveillantes à votre égard.

En voyage. Lors des déplacements, et tout particulièrement quand on prend soi-même le volant. Les anciens porteurs de la bague en ont fait leur compagne de route.

Au repos. Pendant la détente ou le sommeil, la notice affirme que la bague aiguise certaines qualités subtiles, et en particulier l'intuition. Elle parle même d'« échappées dans un domaine métaphysique insoupçonné ».

Une bague qui devient la vôtre

Il y a une règle que la notice répète avec insistance : la bague atlante est absolument personnelle.

Elle s'imprègne peu à peu des ondes propres de celui qui la porte. C'est pourquoi elle ne se prête pas, et ne se cède pas. Il faut, écrit la notice, s'habituer peu à peu à sa présence, et apprendre à vivre avec elle. Elle devient alors votre meilleure alliée.

Main droite, main gauche

La tradition de la bague suit la loi de polarité chère à Antoine :

  • le jour, à la main droite ;
  • la nuit, à la main gauche.

Antoine reprend d'ailleurs cette règle, qu'il appelle la double polarité d'introduction, dans le mode d'emploi de plusieurs de ses propres créations, comme les pendentifs du Commodore. Il renvoie alors explicitement à « comment utiliser votre bague atlante ». C'est dire si l'objet a servi de modèle.

Le doigt choisi

La bague se porte à différents doigts, selon ce que l'on cherche. La notice en retient deux usages particuliers :

DoigtMainUsage
IndexDroitePersuader, mener à bien une négociation
MajeurGaucheSe protéger des influences occultes

Le rituel de purification

Avant de porter la bague pour la première fois, la notice prescrit un petit rituel. Antoine le recommandait tel quel.

  1. Faites brûler un bâton ou un grain d'encens.
  2. Tenez la bague dans la fumée et tracez avec elle une croix.
  3. Faites ensuite neuf cercles dans la fumée, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.
  4. Terminez en traçant une seconde croix.

Ce rituel se renouvelle tous les six mois, pour éviter que la bague ne se charge d'imprégnations étrangères.

Et une dernière consigne, toute simple : chaque jour, retirez la bague quelques secondes, et posez-la à côté de vous. Puis remettez-la. Comme on laisse respirer une chose vivante.

Ce que dit le dessin

Revenez au dessin du début de cette page. C'est celui que la notice reproduisait.

Un anneau large et bombé. Sur sa face, un triangle dont la pointe se termine par un petit cercle. Contre lui, une colonne de trois petits carreaux, comme trois pierres empilées. Puis une série de rainures parallèles qui font le tour de l'anneau. Et en bas, une ligne qui se termine elle aussi par un cercle.

Rien de décoratif. Chaque trait est une fonction. C'est toute la leçon de Bélizal, et toute la leçon d'Antoine : dans le monde des formes, la géométrie est un langage. Et la bague atlante en est l'une des phrases les plus anciennes.

Pour aller plus loin

La bague atlante est la porte d'entrée idéale dans l'univers des formes. Si son histoire vous a parlé, poursuivez avec :

Les livres de référence cités par la notice : Roger de Lafforest, Ces maisons qui tuent (Robert Laffont) ; André de Bélizal et Léon Chaumery, Essai de radiesthésie vibratoire ; André de Bélizal et Pierre-André Morel, Physique micro-vibratoire et forces invisibles (Desforges) ; Albert Champdor, Le Livre des morts des anciens Égyptiens (Albin Michel).

Vous voulez savoir quelle forme de protection Antoine vous conseille aujourd'hui ? Écrivez-lui : il vous répond personnellement.
Antoine de Saint-Christophe

Avec Antoine

Votre chance commence par un message.

Racontez votre souhait à Antoine. Il vous répond et vous dit par où commencer.

Dans la même famille

Continuez votre lecture

Par emailWhatsApp Antoine